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Le Gabon exige de la France la restitution d'un masque rituel rare, adjugé aux enchères à 4,2 millions d'euros. Le gouvernement réclame l'arrêt du procès en cours entre les vendeurs pour que ce trésor national soit enfin rendu au peuple gabonais.

Le masque en bois a quitté le territoire correspondant à l’actuel Gabon en 1917, emporté vers la France par René‑Victor Fournier, alors membre de l’administration coloniale

Le masque en bois a quitté le territoire correspondant à l’actuel Gabon en 1917, emporté vers la France par René‑Victor Fournier, alors membre de l’administration coloniale. Plus d’un siècle plus tard, en 2021, ses descendants installés dans le sud de la France ont vendu l’objet pour 150 euros à un marchand ambulant. Celui‑ci l’a ensuite proposé aux enchères, où le masque a atteint le prix spectaculaire de 4,2 millions d’euros. Les anciens propriétaires ont alors engagé une procédure judiciaire contre le marchand, réclamant l’annulation de la vente et la restitution du masque.

Selon les experts, l’objet a été sculpté au XIXᵉ siècle par le peuple Fang et servait lors des rituels de la société secrète du Ngil, interdite en 1910 par l’administration coloniale française. Il ne subsisterait aujourd’hui qu’une dizaine de masques de ce type dans le monde.

Lors de la mise aux enchères au printemps 2022, un collectif d’activistes gabonais a exigé son retour au pays. Le gouvernement gabonais réclame désormais officiellement la restitution du masque, affirmant qu’il a été exporté illégalement du territoire national.

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